Note préalable.
J’ai écrit pas mal de poésies et de textes au fil des années. J’en ai enregistrés quelques-uns, parfois sur des musiques existantes, parfois sur des morceaux que j’ai composés.
Je ne suis ni slammeur, ni chanteur.
Mais parfois, écrire ne suffit pas. Alors à défaut de crier, il reste ça.
Pour celui-ci, j’ai choisi la musique “Paris” de Else.
Voici les paroles :
Tout s’atténue.
Douleurs et plaisirs ont disparu.
Ce n’est pas vivre.
Ni même survivre.
Écouter ! Quoi ? Ma voix intérieure ?
Sentir ! Comment ? Dans le sang, dans la sueur ?
J’entends ces mots. Ces grenades lancées
Je vois l’espoir qui explose par ces vitres teintées.
Hors de portée
Ma réalité !
Chaque soir comater
Netflix à la télé.
Fiction en perfusion,
Vie par procuration.
Lobotomie salée,
Doigts dans le sachet.
Vasectomie de l’envie
Défibriller l’ennui.
Hors de portée
Ma réalité !
Pour moi, aucune sirène
Aucun combat, aucune arène.
Hypnose cathodique
comme mythe cathartique.
Étouffer ces jours
d’un silence bien trop sourds.
Volume à fond
Promesse de frissons.
Encore Hors de portée
Ma réalité
Immobile reclus
Imbécile têtu.
Paralysie du vide
Rien qui décide !
Dans ma tête aucun gang
Juste un Yin et un Yang
Fâchés, dos à dos
Abandonner l’ego
Encore Hors de portée
Ma réalité
Au dehors, du bruit,
des éclats, de la vie.
Torrent rapide
chevauchée d’intrépides.
Peur de l’eau, peur du courant
Le cul au sec, se croire vivant.
Voir maintenant où sont mes fesses,
Posées là dans ce train à grande tristesse.
Ma réalité
Je l’ai à portée
Trajectoire lancée
De l’enfant au néant
De l’avant au maintenant
Jeter les brouillons
Brûler ces horizons.
Se calmer, respirer
Simplement regarder
Ma réalité.



